Les Éditions LLB : Bonjour Chris. Alors que les deux premiers livres de la série des Grandes Questions sortent de presse dans leur édition française, nous avons pensé que nos lecteurs aimeraient avoir l’opportunité de mieux connaître l’auteur à l’origine du projet. Les réactions initiales à ces titres en français ont été très positives, et nous aimerions donc savoir : qui se cache derrière la plume (ou sans doute plutôt le clavier) ?

Chris Morphew : Bonjour. Je suis ravi d’apprendre que les critiques sont positives ! C’est incroyable de voir ces petits livres voyager toujours plus loin à travers le monde ! Ça me dépasse un peu.

En guise de présentation, je suis écrivain, enseignant et aumônier d’école et je vis à Sydney, en Australie. Je donne des cours de religion chrétienne dans une école presbytérienne (classes élémentaires et collège). J’aide également à coordonner un certain nombre d’activités pour les enfants et les jeunes dans mon église locale.

 

Ce n’est pas (et de loin) votre première expérience en matière d’écriture. Sur quoi ont porté certains de vos projets précédents ?

J’ai commencé à écrire comme nègre pour une série de romans pour enfants intitulée Zac Power, qui raconte l’histoire d’un espion de douze ans. Depuis, j’ai également écrit une série de six livres pour adolescents intitulée The Phoenix Files, qui raconte l’histoire de trois lycéens qui tentent d’arrêter un complot visant à anéantir la race humaine. Et avant de commencer la série des Grandes Questions, j’ai également écrit un guide de méditations de 100 jours sur l’Évangile de Marc, intitulé Best News Ever (La meilleure nouvelle au monde).

 

Vous semblez plutôt jeune pour avoir déjà publié autant. Depuis combien de temps écrivez-vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir auteur et comment êtes-vous entré en contact avec un éditeur ?

Tout est arrivé un peu par hasard ! J’ai toujours aimé l’idée de devenir écrivain, en particulier romancier, et je travaillais toujours sur l’un ou l’autre projet, sans jamais vraiment me douter que quelque chose allait se mettre en place. Un jour, à l’église, j’ai discuté de tout cela avec mon amie Rowan McAuley, qui travaillait déjà dans ce secteur. Elle m’a dit que sa maison d’édition cherchait de nouveaux auteurs pour la série Zac Power qu’elle venait de lancer. J’ai passé les semaines suivantes à travailler sur un échantillon de manuscrit, et j’imagine que l’éditeur a aimé ce qu’il a vu !

J’ai toujours eu l’impression que c’était le plus grand des cadeaux, entrer par hasard dans une maison d’édition et être embauché sur-le-champ. Je suis tellement reconnaissant à Dieu de m’avoir donné l’occasion de continuer à écrire !

 

Parlez-nous un peu de l’origine de la série des Grandes Questions. Avez-vous identifié un besoin qui, selon vous, n’était pas satisfait ? Comment avez-vous choisi les thèmes de chaque livre?

Dans mon travail d’aumônier d’école, on me pose constamment toutes sortes de questions sur Dieu, la foi et la vie. Ces questions sont aussi diverses que les personnes qui les posent, mais au fil des ans, j’ai vu émerger certaines tendances. Les livres de la série des Grandes Questions représentent mes meilleures réponses aux interrogations les plus courantes que j’ai rencontrées au fil des ans.

 

En traitant ces sujets, d’autres auteurs ou chercheurs ont-ils particulièrement influencé votre choix d’approche ? Comment décririez-vous votre façon particulière de traiter ces questions ?

C.S. Lewis et Timothy Keller ont tous deux exercé une influence considérable sur moi au fil des ans, par leur approche de sujets complexes et leurs échanges réfléchis avec des visions du monde différentes des leurs. Plus récemment, j’ai trouvé les écrits et prédications de John Mark Comer, Jon Tyson et Amy Orr-Ewing extrêmement utiles et stimulants.

Mon but est toujours de prendre des lecteurs et leurs questions très au sérieux, avec beaucoup de sympathie à leur égard. Il s’agit le plus souvent de questions auxquelles je me suis moi-même confronté à un moment ou à un autre de ma vie, et mon approche générale consiste donc à présenter les idées et les preuves que j’ai trouvées les plus convaincantes dans ma propre vie.

Le fait que je réponde chaque jour à des questions de ce type dans le cadre de mon travail d’aumônier d’école m’aide également. Les milliers de conversations que j’ai eues au fil des ans m’ont aidé à déterminer les approches les plus utiles pour répondre à ces questions difficiles.

 

Vous semblez être au fait des références culturelles du moment et vous y faites appel dans vos écrits. Nous entendons régulièrement parler de tendances ou d’influences néfastes pour nos jeunes. Auriez-vous inversement identifié des choses positives qui se produisent parmi les jeunes dans nos cultures et que vous aimeriez encourager ou célébrer ?

J’aime la passion avec laquelle nos jeunes défendent la justice et l’équité. Bien sûr, ces désirs ne sont pas toujours exprimés de manière saine ou dans des directions saines – mais au fond, je pense que l’impulsion qui consiste à rechercher la justice est une idée profondément biblique. Si nous pouvons relier ce désir inné de justice à la vision du Royaume de Dieu de Jésus, je pense qu’il existe un potentiel incroyable pour que cette génération ait un impact positif profond sur notre monde.

Je pense également que cette génération commence à voir clair dans la rhétorique post-Lumières à propos du progrès humain. Ma génération a été élevée sur un tas d’idéaux brillants d’un avenir où la science, la technologie et l’éducation allaient résoudre tous les problèmes du monde. Cette génération de jeunes est arrivée sur la planète juste à temps pour voir un grand nombre de ces promesses s’effondrer et brûler sous leurs yeux. C’est évidemment très troublant (et je pense que cela explique en partie la saveur nihiliste que l’on retrouve dans l’humour de cette génération), mais je pense aussi qu’il y a là une véritable occasion de parler de la vérité et de l’espérance de l’Évangile dans leur vie.

 

Serait-il trop indiscret de vous demander qui est Chris Morphew d’un point de vue plus personnel ? Qu’est-ce qui vous passionne le plus ? Comment vos amis et votre famille vous décriraient-ils si nous avions l’occasion de les interviewer ?

Je pense que mes amis et ma famille diraient que je suis très passionné par les choses qui me tiennent à cœur, et probablement que je travaille un peu trop ! J’ai toujours plusieurs projets en cours. En ce moment, je coordonne les bénévoles de quatre églises différentes pour organiser un programme de vacances pour 200 enfants. Je suis également en train d’éditer mon prochain livre, de travailler sur des idées pour le livre suivant, d’enregistrer un podcast hebdomadaire… oh, et d’organiser mon mariage !

Mais une part de moi reste encore un peu comme un grand gamin. J’aime beaucoup les jeux de société, les jeux vidéo et les films à gros budget avec des superhéros un peu ridicules. Je pense que cette partie de ma personnalité m’aide malgré tout dans mon travail d’écriture !

 

Qu’est-ce que cela fait d’être traduit en français ? Est-ce la première fois ? Quelles idées, vraies ou fausses, les Australiens ont-ils généralement sur les Français (au-delà des questions politiques liées aux contrats de sous-marins, etc.)?

C’est très excitant de voir mes livres traduits en français ! C’est la première fois que je suis traduit dans cette langue. C’est toujours une expérience très étrange que d’ouvrir un livre que j’ai écrit et de ne pas pouvoir le lire – mais je suis heureux que d’autres personnes puissent le faire !

Malheureusement, je pense que l’idée que je me fais de la culture française est probablement assez stéréotypée – même si, heureusement, les images que j’ai en tête sont davantage dominées par la bonne cuisine, le vin et l’art que par les contrats de sous-marins !

 

Avez-vous visité la France, ou espérez-vous le faire à l’avenir ?

Je ne suis jamais allée en France (ni nulle part en Europe, d’ailleurs !), mais j’aimerais bien que cela arrive un jour !

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Le texte proposé est extrait du livre Rencontres avec le « Patron » de Philip Ribe, aux éditions Prétexte.

Pour notre série de préparation à Pâque 2023, l’auteur a enregistré l’extrait que nous mettons à votre disposition :

 

 

Yanos. Un week-end de désespoir…

Le jour va bientôt se lever et je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, l’idée même de dormir me choque, dormir, manger, reprendre le cours de ma vie… ma vie, quelle vie ? Je ne sais pas s’il y a encore une vie.

Ce n’est pourtant pas la première fois que je fais face à la mort, les autres, ont beau m’appeler le minot, parce que je suis le plus jeune, de l’équipe, je connais depuis longtemps le gout du deuil, la douleur de la séparation. J’ai vu les femmes envelopper mon père dans son linceul, les hommes le porter en terre… c’était dur, éprouvant, mais ce n’était pas pareil, c’était dans l’ordre des choses, même si c’est un drame terrible pour un enfant de se dire qu’il ne reverra jamais son père, nous savions tous depuis longtemps que cela allait se terminer ainsi. Il était âgé, malade, les derniers mois, et il s’est éteint doucement, comme une lampe qui n’a plus d’huile, mais là, rien ne nous y préparait, c’était soudain, improbable, inattendu…

Il avait pourtant essayé de nous préparer, de nous avertir, le « Patron ». À plusieurs reprises, et surtout les derniers temps, il avait abordé le sujet de son départ. C’était d’ailleurs les seuls discours de sa part que je n’ai jamais aimé, et même dans ces moments-là, j’étais convaincu qu’il nous parlait d’un futur lointain, du moment inéluctable où son œuvre accomplie, il nous quitterait, mais pas là, pas maintenant, pas avant que tout arrive, pas alors que rien n’est achevé. Notre histoire n’en était qu’à ses débuts… il me semble que c’était hier qu’il nous a proposé de le suivre, mon frère et moi…

Et puis, c’était tellement violent ! Le mot violent me parait dérisoire pour décrire un tel déchainement de haine, de méchanceté, de cruauté. Tout ce sang, cette souffrance, ces flots de hargne, de mépris, ces torrents d’injures… J’étais tellement en colère que je ne ressentais pas encore la douleur. J’aurais voulu qu’une pluie de feu s’abatte sur terre et détruise ces humains, tous autant qu’ils étaient, Romains, pharisiens, sans oublier la populace, sans cerveau, ces mêmes gens qui l’acclamaient comme un roi il y a à peine une semaine et qui a présent hurlaient et réclamaient sa mort, j’aurai aimé que le ciel s’ouvre et les consume jusqu’au dernier ! Ce n’est pas pour rien que le « Patron » nous avait surnommé « fils du tonnerre » mon frère et moi.

Aujourd’hui, comme à l’époque, je suis bien conscient qu’Il n’aurait pas cautionné ces envies de vengeance, même si j’avais l’impression qu’elles me soulageaient. À présent, j’en ai honte, quand je me remémore les dernières paroles qu’il a prononcées.

– Papa, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font…

Dans la pièce à côté, j’entends sa mère qui essaie de contenir ses sanglots, elle était tellement forte au pied de la croix, avec sa sœur, et les deux autres femmes. Elle n’a pas pleuré, jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’ils décrochent son corps qui n’était plus qu’une masse sanguinolente. Nicodème et Joseph, Dieu les bénisse, ont emporté sa dépouille. Nous sommes rentrés, et depuis elle est enfermée avec son immense peine. La lance qui a transpercé le cœur de son fils a dans le même mouvement transpercé aussi le sien. Et malgré ma promesse, je n’ai rien pour la consoler, je ne peux lui offrir ce que je n’ai pas, comment partager une parole de consolation quand on n’en possède pas la moindre petite goutte…

Le jour se lève, j’en suis presque surpris, je pensais que les ténèbres allaient régner sur la terre pour l’éternité… ma vie sans lui n’a plus de sens, plus de direction, plus d’intérêt. Je n’avais pas d’autres projets, je n’avais pas un plan B. Oh, bien sûr, j’ai un métier, je pourrais faire mon sac et rejoindre les bords du lac, réparer mes filets, renflouer ma barque, mais comment supporter de retourner à une existence sans but, travailler pour manger, manger pour travailler… de toute façon aujourd’hui c’est samedi, je ne peux ni travailler, ni voyager, comme tous les samedis, le pays est à l’arrêt. Aucune activité pour tenter d’oublier, pas d’échappatoire, pas de diversion, la peine est une lame acérée qui fouille mes tripes sans rien pour l’atténuer. Je ne peux que rester seul, rester seul et ressasser. Les mêmes questions qui tournent en boucle, sans l’ombre d’une réponse à l’horizon.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui a foiré ? À quel moment nous sommes-nous fourvoyés ? Qu’est-ce qu’il fallait faire pour l’éviter ?

Et puis par-dessus tout, la question de la trahison. Les hommes, je le sais, sont méchants cupides, jaloux, mais « lui » ? Pourquoi ? J’ai bien vu d’ailleurs qu’au-delà de l’intolérable souffrance physique c’était ce qui le tourmentait, quand il a crié « pourquoi m’as-tu abandonné ? » Abandonné…

C’est le mot, le mot de la fin, il a été abandonné, nous l’avons abandonné, mais il nous a abandonnés. Plus aucune perspective, plus rien à escompter, plus rien à espérer… pourquoi continuer à vivre, si la vie n’a plus de promesses, plus d’attente d’un bien, d’un mieux possible à envisager, plus rien à désirer…

C’est lui qui est mort, et moi je ne suis plus. Je respire, je pense, je ressens, mais je ne fais plus partie du monde des vivants. Plus de différence entre le doux et l’amer, plus de beauté, plus de clarté, plus rien qui distingue le foncé du clair, tout est sombre, sans gout, sans forme, plus d’impatience de voir à nouveau l’été, le printemps ou l’hiver.

Le temps, si fluide hier, est plus épais que de la poix, les grains de sable sont devenus gluants, ils ne s’écoulent plus, vite ou lentement, il n’y a plus d’après ou de maintenant, je suis suspendu au malheur, accroché au néant, écrasé par le vide et pourtant désespérément vivant.

Comment désirer aller de l’avant s’il n’y a personne à rejoindre, si tout ce qui a du sens s’est évaporé irrémédiablement ? L’absence me mine, me ronge, me lacère en dedans. Je revois son visage, j’entends ses mots, sa voix, je revis son agonie…

Dans mon chagrin, souffrir un peu plus est la seule façon de me sentir encore appartenir au monde du vivant. Je remue ma douleur comme une dent qui fait mal, mais ma détresse me vole aussi cet expédient.

S’il avait seulement disparu, si je n’étais pas absolument certain qu’il n’est plus, s’il s’était enfui quelque part au fin fond du désert, à l’autre bout de l’empire, je pourrais passer le restant de mes jours à le chercher, avec au fond du cœur l’étincelle de la possibilité d’une rencontre. Un possible, même infime, même dérisoire me suffirait… mais j’ai vu la lance dans son côté, j’ai entendu son dernier cri, j’ai vu les femmes sur son corps sans vie, lorsqu’enfin ils l’ont décroché. Et puis, ces deux hommes qui l’on conduit à sa sépulture…

Marie m’a pris par le bras et nous avons marché, marché dans les ténèbres du dehors comme un sombre écho des ténèbres glaciales qui avaient pris possession de mes tripes de mon cœur, de mes pensées. Et depuis c’est la nuit, la nuit à laquelle ne succèdera que la nuit, même si à présent le soleil est présent comme si rien ne s’était passé, comme une insulte à ma peine, comme une moquerie devant mon désespoir. Je le regarde par les fentes de mes volets fermés, il trace, indifférent, sa route à travers la journée, bientôt il se cachera derrière les collines et la pensée d’une autre nuit sans sommeil, sans espoir, ne me fait pas oublier que je viens de vivre une infernale journée dans le noir le plus total.

Des coups, j’entends le son du marteau sur les clous… j’ai dû m’assoupir, je me réveille en sursaut, les coups n’étaient pas que dans mon cauchemar, on frappe à la porte. J’ai peur, se pourrait-il que des soldats me cherchent moi aussi ?

Une lueur grisâtre se glisse dans la pièce ou je me suis effondré. C’est le matin, mais le soleil n’est pas encore levé. Les coups continuent sur la porte verrouillée. Pourquoi aurais-je peur ? S’ils viennent pour m’emmener, ce sera un soulagement.

J’ouvre. Non, ce ne sont pas des soldats, seulement des femmes, essoufflées, bouleversées, elles parlent en même temps…

– Jean ! Jean ! Il faut que tu viennes, Il n’est plus là, la pierre a été déplacée… on a prévenu Shimon-Pierre aussi, il arrive…

Je n’entends plus ce qu’elles disent, je cours, je cours comme un fou, Pierre ne risque pas de me rattraper, je cours et mon cœur qui cogne comme un marteau emballé ne peux s’empêcher de s’accrocher à un espoir ridicule, stupide, insensé, mais que je ne peux pas totalement réprimer… et si…

 

 

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Méditations quotidiennes pour la semaine de Pâques

Les méditations bibliques ci-dessous proviennent du numéro de leGuide du 2e trimestre 2024, pour les journées du 27 au 31 mars 2024

Lecture de la méditation du mercredi 27 mars 2024

Lecture de la méditation du jeudi 28 mars 2024

Lecture de la méditation du vendredi 29 mars 2024

Lecture de la méditation du samedi 30 mars 2024

Lecture de la méditation du dimanche 31 mars 2024

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Les Éditions LLB publient, avec la Ligue – Vivre la Parole et les Amis du Rimlishof, une lettre de nouvelles intitulée Prier & Agir et que vous pourrez découvrir ci-après. Ce journal gratuit qui parait deux fois par an fait la part belle aux actions de la Ligue pour la Lecture de la Bible en France et crée du lien entre acteurs, bénévoles et parties prenantes de la Ligue.
Eve Rudolph est coordinatrice de cette lettre de nouvelles. Elle a récemment accepté de répondre à nos questions.

Bonjour Eve. Pourrais-tu te présenter à nous en quelques mots ? Que fais-tu dans la vie ?
Je suis chargée de projets de levée de fonds, de communication et de… projets associatifs de façon générale ! Dur dur de rentrer dans une case, pour moi. J’ai fait des études de gestion de projets et pour mon stage de fin de Master, j’ai atterri au Rimlishof, centre de vacances de la Ligue pour la Lecture de la Bible en Alsace, avec pour mission : lever des fonds pour les travaux de rénovation du bâtiment principal en 2014-2015. Ensemble, avec Bertrand Mathys – le président de l’association à l’époque, et Alain Nussbaumer – le directeur du Rimlishof, nous nous sommes formés à la levée de fonds en milieu associatif. Parallèlement, le Conseil d’Administration a fait un important travail sur le projet associatif du Rimlishof, ce qui a donné le mot d’ordre bien connu aujourd’hui : l’accueil de chacun avec ses différences. Je suis très reconnaissante d’avoir pu être témoin de tout ce travail de fond, et même d’y avoir participé à ma petite échelle de stagiaire. Fin 2014, j’ai été embauchée à mi-temps au Rimlishof pour continuer ce travail de levée de fonds et à mi-temps à la Ligue pour la Lecture de la Bible (basée à Valence à l’époque) pour donner un coup de main au niveau de la communication et représentation de l’association. Fin 2016, j’ai quitté le salariat pour me lancer à mon compte et ainsi accompagner d’autres associations… mais comme le dit le célèbre dicton : Rimli un jour, Rimli toujours ! Je n’ai donc jamais vraiment arrêté mes missions auprès du Rimlishof et de la Ligue. Cela fait maintenant… 10 ans !

Cela fait donc un certain nombre d’années que tu participes sous une forme ou une autre aux actions de la Ligue pour la Lecture de la Bible en France. Comment as-tu été initiée à la Ligue, et à quand remonte ta collaboration sur le Prier & Agir ?
Je connaissais la Ligue depuis… toujours ? Enfant : abonnée au Tournesol ; puis adolescente : campeuse dans un Séjour (à la mer !) et enfin, jeune adulte : animatrice dans un Séjour de la Ligue (en itinérance autour de Réhoboth). C’est par le biais des Mathys, très impliqués dans la Ligue et le Rimlishof, que je suis arrivée au Rimli en 2014. Le Prier & Agir a été l’une de mes premières missions lorsque j’ai été embauchée par la Ligue. C’est auprès de Daniel Agopian, président de l’association à l’époque, et Gilbert Joss (animateur salarié bien connu de tous) que j’ai « tout » appris. Ensemble, nous réfléchissions au contenu ainsi qu’au meilleur format. J’ai surtout eu (et j’ai toujours !) un rôle d’exécutante et de coordination générale, pour veiller à ce que chacun respecte les délais et que le Prier & Agir arrive bien en boite aux lettres au moment voulu !

Cela représente combien de numéros parus sous ta coordination ?
À raison de plus ou moins 3 numéros par an… depuis maintenant… 10 ans, on doit donc arriver à une bonne trentaine !?

Au fil des années, le Prier & Agir a connu différents formats, et une évolution de ses objectifs éditoriaux. Pourrais-tu nous retracer un petit historique de la lettre de nouvelles de la Ligue ?
En réalité, il faudrait pouvoir reprendre tous ces numéros et les observer à nouveau. L’objectif principal (pour ne pas dire le seul !) du Prier & Agir se trouve… dans le titre ! Encourager nos lecteurs (membres et amis de l’association) à garder les missions de la Ligue dans la prière, ainsi qu’à s’engager à nos côtés lorsque cela est possible. En d’autres termes, le Prier & Agir est notre outil Ligue pour maintenir le lien avec notre public.

Quelles sont d’après toi les caractéristiques principales de la forme qu’a pris le journal ces dernières années ?
Depuis quelques années, l’enjeu principal du Prier & Agir est d’être (toujours plus, toujours mieux) le reflet de l’identité commune à toutes nos structures Ligue. Avec l’apparition d’une Fédération Ligue pour la Lecture de la Bible, composée de diverses structures selon le métier de chacun (Éditions LLB, Rimlishof et Séjours de la Ligue, Ligue Vivre La Parole, Section malgache…) le Prier & Agir a eu encore plus d’importance dans ce lien à notre public. Si nos métiers nous amènent à vivre des réalités différentes au quotidien, il n’en demeure pas moins que nous œuvrons tous vers un but commun dans chacune de nos activités : faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à des personnes de tout âge et de tout milieu, en les encourageant à rencontrer Dieu chaque jour, au moyen de la Bible et de la prière, afin de les amener à une foi personnelle au Seigneur Jésus-Christ. Et c’est ce qu’on cherche à manifester et à partager dans chacun des Prier & Agir !

Y a-t-il des rubriques que tu apprécies particulièrement, ou des thèmes que tu as spécialement aimé traiter ?
En 2017-2018, deux personnes ont permis de faire apparaître (ou évoluer) deux rubriques… qui sont devenues mes coups de cœur ! La première c’est Bertrand Mathys et le Dossier biblique. L’objectif derrière cette nouvelle rubrique était de donner de la matière, offrir du contenu intéressant et consistant à nos lecteurs. Ne pas être uniquement tournés vers nos activités Ligue, mais faire écho et nourrir la foi de nos lecteurs. La seconde c’est Noémie Nussbaumer (graphiste du Prier & Agir de l’époque) et les Tranches de vie. Je me souviens encore du moment où on cherchait à renouveler le contenu du Prier & Agir… et Noémie de me dire : « ce qui me donne envie de lire un magazine, c’est quand on me raconte des histoires, quand on partage un vécu… » Après avoir sondé plusieurs personnes qui abondaient en ce sens, nous avons donc fait apparaître cette rubrique Tranche de vie pour mettre en avant des témoignages.

Qu’est-ce que tu aimerais voir comme évolutions à l’avenir dans le Prier & Agir ?
À mes yeux, il est important que le Prier & Agir continue à… bien porter son nom ! Encourager chacun à nous porter dans la prière et donner l’envie de nous rejoindre sur l’une ou l’autre action. Si je peux partager un rêve, ce serait peut-être de réussir à trouver le moyen d’être encore plus en lien avec nos lecteurs. Mais de quelle façon ? Peut-être lancer une rubrique « courriers des lecteurs » ? Est-ce encore à la mode ? Je ne sais pas… Avez-vous d’autres idées ? La balle est lancée ! En tout cas, nous avons quelque chose à faire autour de « faire communauté » !

 

 

 

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ARCHIVES : les 3 numéros précédents
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Parcourir la Bible en 365 méditations vous invite à un survol de la Parole de Dieu, du premier livre au dernier.

(Dans cet article vous pouvez cliquer sur les pages mentionnées pour visualiser la méditation du jour)

Ainsi, par la lecture de la méditation du jour 38 vous découvrirez un des textes de base dans l’Ancien Testament expliquant le point de départ de la Pâque juive. Pourquoi l’agneau pascal s’invite-t-il sur notre table au menu de Pâques ? Le témoignage de Julie (raconté le jour suivant) évoque ses souvenirs d’enfance et le sens qu’a pris ce sacrifice en lisant l’Évangile de Jean. L’agneau sacrifié chaque année dans les familles juives annonçait un autre sacrifice, parfait celui-là (voir la méditation du jour 51) !

Aujourd’hui, grâce au Nouveau Testament, nous savons…

La vie de certains contemporains illustre l’Exemple Parfait, comme ce pompier lors du tsunami survenu au Japon en 2011 (histoire vraie racontée au jour 303) ou encore, plus proche de nous, l’exemple du colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame sacrifiant sa vie pour en sauver d’autres (voir la méditation du jour 243). Pâques nous invite à une commémoration ou à un devoir de mémoire, comme titre la méditation du jour 309. Finissons ce parcours plutôt énigmatique et mystérieux par le triomphe du Christ qu’est la Croix du Calvaire, comme le montre la méditation du jour 327. En effet, à Pâques, c’est bien de la mort de Jésus sur la croix dont il est question. Sa mort comme sacrifice pour le pardon des péchés, le pardon de nos fautes ! Mais aussi et surtout il s’agit de la résurrection, le triomphe de la vie sur la mort. N’est-ce pas exactement ce qui se produit au printemps ? Renaissance de la nature après l’hiver, symbole de « sommeil » ou de « mort », les fleurs sur les arbres apportant la promesse de fruits et une récolte plus ou moins abondante. Dans un de ses nombreux enseignements, Jésus a lui-même évoqué cette idée de mort de la graine pour pouvoir donner naissance à la plante porteuse de fruits, de vie.

« …si le grain de blé que l’on a jeté en terre ne meurt pas, il reste un grain unique. Mais s’il meurt, il porte du fruit en abondance. » (Évangile de Jean, chapitre 12, verset 24). Il annonçait alors autour de lui de manière imagée ce qu’il ce qu’il s’apprêtait à faire en donnant sa vie… pour tous, pour moi, mais aussi pour TOI… à Pâques !

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